Toujours en partance pour des lieux inconnues,
ayant pour passe droit nos regards émues.
elle me demandait l'impossible ! Je lui offrais l'incroyable : je l'aimais !
Je chantais comme un fière Espagnol sûr de son fait,
pour qu'apparaisse dans ses beaux yeux pétillants,
une tournoyante pluie de paillettes
d'or et d'argent.
J'avais des phrases drôles, comme un malicieux bouffon,
puisque son rire d'entendre, il m'était bon
Sa longue robe blanche glissait dans la nature comme un voile de brume,
Le froufrou de sa toile carraissait le profond silence.
Son charment piétinement craquait l'herbe dans une géniale musique.
La chaleureuse ondulation des ses courbes piquait la sève de mon sang.
Sa tête couronnait de jeunes coquelicots penchaient des attentions vers les épis de blés blond,
que ses mains blanches embrassaient tendrement.
Elle s'allongea sur l'herbe, éclairait par la lune,
sous sa peau phosphorescente elle était, en vrai, ma muse
Caressant, comme les beaux sentiments,
J'allais toucher son c½ur avec des mots fragiles .
Ma main électrique épousait ses formes.
Mes doits amoureux
berçaient jusqu'aux sommets les creux de sons corps,
sa bouche abandonnée me chuchotait « encore ! »
Je tendais l'arc du chasseur pour guider au mille les dessins de nos évocations,
elle cambrait une présence sensuelle
Auréolée d'astres rieurs,
romantique comme l'impossible sentiment,
nous nous aimions.
CHRONOS
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