Posée et paisible, comme la nappe d'une légère brume sur un lac froid, elle est épuisée, sans volonté, attachée à de sublimes douleurs, mémoires de ses folles entreprises à courir la liberté.
De cruelles douleurs lui mordent la chaire et les ligaments.
Elle a mal.
Elle attend.
Vidée de toute force, fragile et impuissante, elle reste ainsi perdue prise par la fascination d'un néant, qui la retient.
Pieds nus, dans un large vêtement, elle ne bouge absolument pas, articulée sur sa chaise telle une poupée d'abord délicatement posée puis oubliée.
« Viendra le temps où je partirais encore crois-moi !
Forte d'une autre naissance, j'aurais tout oublié pour revivre un présent nouveau, idéal.
Comment vais-je aller ... ? ( me dirais-je alors)
De toute façon je marcherais de manière étonnamment nouvelle, exaltante.
-- Mais enfin ! qu'elles sont tes danses ?
--Ce sont des phrases poursuivant un rêve ... »
Ce tragique présent rayonnant donnait à son corps des mouvements et nous émerveillait.
CHRONOS
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