.
La peau de mon corps
voilée de mes lâches habits
respire par ses pores
la terre et s'en nourrit.
La vie je la caresse
la vie je la ris,
souvent je la déteste
souvent elle aussi.
Un fouet claque
et étincelle dans mes yeux
le regard maudit
Je suis une planète qui passe
un être sens alibi,
le doute est ma sagesse
le mouvement mon abri.
... Dans ma fuite
les chemins crevés
on tué mes chaussures.
Maintenant la lune filtre une lumière
qui donne un autre jour à la terre.
Mon ventre chante un refrain
lugubre et nostalgique,
il miaule et m'amuse.
La tête et l'estomac disputent l'intérêt,
à l'un il faut du pain
à l'autre la liberté ...
... En fait ils sont cousins
et partage d'équité
la bête et la pensée.
L'idée n'est pas toute faite
il faut les assembler ...
Alors j'ai cueilli
une poignée de blé,
un repas la partagée
à la betterave.
Puis j'ai assis mon corps
sur le foin sauvage.
Des vies déambulent dans la
clarté sombre de la nuit nocturne
happées pars les pénombres
elles glissent et succombent...
Mon ½il dans la brume
part et abandonnent
un corps qui se donne
à la lumière de la lune.
Je gagne au sommeil
un gage pareil
à la belle nuit...
CHRONOS
.